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vendredi 8 février 2013

Une technique révolutionnaire : la génomique


Pour ces articles nous tenons à remercier les élèves de 5ème année, spécialité agriculture, parcours productions animales sans qui ces articles n’auraient jamais vu le jour :

La sélection génomique … quèsaco ?
En 1962, étaient signés les premiers accords sur la PAC (Politique Agricole Commune). A partir de cette date, une logique « filière » s’est mise en place et les progrès techniques ont été constants. Les élevages français se sont spécialisés et leurs productivités ont augmenté. La sélection génétique s’est intensifiée et l’insémination artificielle s’est développée.
En parallèle, des recherches ont été menées sur la génomique moléculaire. Cette science qui étudie l’ensemble des gènes consiste à réaliser la cartographie physique du génome et  la structure des gènes. Les analyses sont effectuées sur l’ADN de l’animal. Appliqué au monde de l’élevage, la génomique permet de prédire la valeur génétique de l’animal.
En 2008, les éleveurs bovins ont eu accès à la première liste officielle de taureaux issus de la génomique.
La sélection génomique est une technique coûteuse qui impacte directement la diversité génétique des élevages. Cependant, par cette technique, il n’y a plus de période de testage.
A l’avenir, deux scénariis sont possibles :
-pour les grandes races dominantes (telles que la Prim’holstein, la Normande ou la Montbéliarde): la génomique participera à une augmentation accrue des performances des animaux.
- pour les races à petits effectifs (telles que l’Abondance, la Jersiaise, la Brune…): la sélection pourra être plus précise permettant un progrès génétique rapide. De même, l’augmentation des troupeaux de races à petits effectifs et la diversité génétique seront plus importants. Par conséquent, la modification des conduites d’élevage permettra d’accroître la productivité des animaux, l’augmentation des effectifs et ainsi l’amplification des produits AOC, issus de races locales !!!
La génomique est donc une innovation qui aura un impact sur la diversité génétique de nos élevages !

Et encore merci à Aurore DAVERGNE

Marthe CARON


mardi 5 février 2013

Les alternatives possibles aux protéines végétales sud-américaines


            Les productions animales françaises sont fortement dépendantes de la source de protéines qu’est le soja. Les principaux producteurs, que sont l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, tiennent entre leurs mains l’approvisionnement des pays utilisateurs, ainsi que les cours mondiaux du produit.

Pour nous Européens, il serait bienvenu de trouver des alternatives à l’utilisation de ces matières premières. Parmi ces moyens de substitutions, on peut citer les autres protéagineux que nous produisons dans nos contrées, à savoir les pois et la féverole. Ces produits sont aujourd’hui boudés par les agriculteurs en raison, de leur faible rémunération par rapport aux autres grandes cultures et des difficultés rencontrer pour cultiver ces plantes. Un travail doit être fait sur la sélection pour ces plantes afin d’optimiser les rendements, et de faciliter la culture.

On peut aussi citer parmi ces plantes  cultivées en Europe la luzerne, qui souffre également d’un manque de valorisation, alors qu’elle présente des intérêts nutritionnels multiples. Cette plante est également bienvenue chez les agriculteurs pour sa capacité à utiliser l’azote de l’air pour sa croissance.

La réintroduction progressive des farines de viande dans les aliments des porcs et des volailles semble également être une perspective à envisager. Cette réintroduction devra être suivi avec attention par les autorités, afin de rassurer les consommateurs, qui risque de voir ressurgir les fantômes de la crise de la vache folle. La survie des filières animales françaises passe par de profonds changements, qui devront se faire de manière collégiale, en liant les agriculteurs, les transformateurs, et les pouvoirs publics, sans oublier bien entendu le consommateur.

Vincent GUEROT